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ANALYSE : NOTE SUR LE SECTEUR DE  L’AGRICULTURE EN  GUINÉE ( par Mohamed CAMARA Consultant- Économiste)

Facebook 0 Twitter 0 Google+ 0 Linkedin 0 Mail La Guinée est un pays qui possède 6,2 millions d’hectares de terres cultivables, arrosées par un  réseau hydrographique de plus de 6500 km avec une pluviométrie abondante. Deux tiers des guinéens travaillent dans l’agriculture et le secteur pèse 15 % de notre Produit Intérieur Brut PIB  ( à titre de comparaison :  secteur des mines emploie 2% de la population et pèse 20% du PIB).

Qu’est-ce-qui est fait pour développer l’agriculture guinéenne ?

A-Dans le présent article, nous allons présenter les différents programmes actuellement mis en œuvre par le Gouvernement guinéen en matière d’agriculture ( PNDA, PSANDAD, PNISSAN avec quelques chiffres)en suite nous faisons un focus sur quelques partenaires qui accompagnent le pays avant de clôturer par les défis du secteur.

La République de Guinée s’est dotée d’une vision « Guinée 2040 » qui se décline comme suit : « un pays émergeant et prospère en 2040, maître de son destin, assurant un niveau élevé de bien-être à ses populations et garantissant l’avenir des générations futures ».Cette vision repose d’abord sur une situation nationale de paix et de prospérité sous-tendue par une justice et une solidarité entre les différentes composantes de la nation guinéenne, avec une administration publique au service du développement parce que caractérisée par des valeurs de bonne gouvernance, un capital humain porteur de l’émergence, une richesse nationale équitablement partagée entre les différentes couches socioprofessionnelles et entre les territoires, un cadre de vie durablement favorable aux générations actuelles et celles futures et une contribution significative et unanimement reconnue à la transformation positive de l’Afrique et du monde.Dans la perspective de la réalisation effective de cette vision, l’Etat guinéen a élaboré un Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) qui vise : « Une Guinée prospère, plus inclusive et au capital naturel géré de façon durable » dont l’objectif est : « de promouvoir une croissance forte et de qualité pour améliorer le bien-être des guinéens, opérer la transformation structurelle de l’économie, tout en mettant le pays sur la trajectoire du développement durable ».Pour participer à la réalisation de cette vision 2040, à travers une contribution à l’atteinte de l’objectif du PNDES, le gouvernement a entrepris une revue de la Politique Nationale de Développement Agricole (PNDA vision 2015). Cette revue de la PNDA vision 2015 a mobilisé les groupes d’acteurs concernés dans la mise en œuvre d’un processus structuré autour de deux principaux points

: i) élaboration du bilan-diagnostic des politiques agricoles:

Ce point a fait l’objet d’une prise en charge dans le cadre de la mise en œuvre de différentes Lettres de Politiques Agricoles (LPA) et de la Politique Nationale de Développement Agricole (PNDA vision 2015) à travers notamment, le Programme Spécial de Sécurité Alimentaire (PSSA), le Programme National de Sécurité Alimentaire (PNSA), et plus récemment, à travers le Plan National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire 2011-2015 (PNIASA) en tant que déclinaison nationale du Programme Régional d’Investissement (PRIA) de la CEDEAO (ECOWAP)/PDDAA/NEPAD

et ii) définition de nouvelles orientations de développement agricole: le PASANDAD 2016/2020

Le Programme accéléré de sécurité alimentaire et nutritionnelle et de développement agricole durable (PASANDAD) pour la période 2016-2020 est une composante importante du Plan national de développement économique et social (PNDES) 2016-2020. Il a été élaboré suivant une approche multisectorielle, intégrant l’ensemble des secteurs agricoles et non agricoles qui concourent à la lutte contre l’insécurité alimentaire, mais aussi pour la première fois contre la malnutrition et la sous-alimentation. Il prévoit de mettre en œuvre les conditions nécessaires à une accélération des différentes activités des filières agricoles (filières agro-sylvo-pastorales et halieutique).  Le PASANDAD vise à l’horizon 2020: une croissance annuelle du secteur primaire de 6,5 %, une réduction de l’incidence de la pauvreté alimentaire de 18,2  % en 2012 à 9,1  %, à travers: (i) la  promotion de la mécanisation et l’intensification de l’agriculture vivrière; ii) le renforcement des capacités des petites exploitations; (iii) la promotion de la transformation, conservation et commercialisation des produits agricoles, halieutiques, forestiers et d’élevage.

Le coût du Programme est estimé à 16 122 Milliards de FG soit 1,8 milliards de Dollar USA.

S’appuyant sur ces documents, le secteur agricole a entrepris l’élaboration de la PNDA (2016 – 2025) [Accroissement de la productivité des principales spéculations agricoles, Amélioration de l’accès aux marchés porteurs des produits agricoles, Amélioration de la gouvernance du secteur agricole]  et Le PNIASAN est le plan opérationnel de la PNDA 2016/2025

PNIASAN (2018-2025)

Le PNIASAN 2018-2025 est défini comme étant le cadre de planification et de coordination stratégique de la Politique nationale de développement agricole (PNDA) à l’horizon 2025. Pour son élaboration, il a été procédé au diagnostic du secteur agricole, combiné avec l’analyse de l’environnement international. Ce diagnostic a mis en évidence trois enjeux majeurs qui sont a) la sécurité alimentaire; b) l’équilibre de la balance commerciale agroalimentaire; c) la résilience du système de production. L’objectif général du PNIASAN est d’accroître la contribution du secteur agricole à la sécurité alimentaire, à la nutrition et à la réduction de la pauvreté des populations guinéennes. Cet objectif général passe par l’atteinte d’un objectif stratégique qui vise à augmenter la croissance et le commerce agricoles, basé lui-même sur l’atteinte de trois objectifs intermédiaires: i) accroître la productivité; ii) améliorer l’accès aux marchés porteurs; iii) améliorer la gouvernance du secteur agricole. Ces trois défis sont à relever dans les huit prochaines années. Le PNIASAN fédère l’ensemble des projets et programmes en cours et futurs dans le secteur (étatiques et privés). Il prend en compte les ressources internes de l’État, les financements des Partenaires techniques et financiers ainsi que les contributions du secteur privé et de la société civile.

Sur la période 2018-2020, il vise notamment à mobiliser les ressources additionnelles nécessaires à la mise en œuvre effective du Programme accéléré de sécurité alimentaire et nutritionnelle et de développement agricole durable de la Guinée (PASANDAD), dans une stratégie de territorialisation du développement agricole. Le PNIASAN génère les Cadres des dépenses à moyen terme (CDMT) et les Budgets-Programmes du Ministère de l’agriculture (MA), du Ministère de l’élevage et des productions animales (MEPA), du Ministère de la pêche, de l’aquaculture et de l’économie maritime (MPAEM) et du Ministère de l’environnement, des eaux et des forêts (MEEF).

Le PNIASAN (contrairement au PNIASA, mentionné plus haut) intègre les domaines transversaux tels que les dimensions de genre, environnementale et sociale pour renforcer l’efficacité et la durabilité des actions à entreprendre dans un contexte de changement climatique. Il permet d’informer l’ensemble des parties prenantes sur les progrès accomplis dans une logique d’approche sectorielle et constitue un outil d’alignement et d’harmonisation de l’ensemble des interventions en cours d’exécution et en préparation

Quelques chiffres clés des ces programmes : voir les tableaux en annexe

Notons que des actes ont été posés au cours des dernières années avec quelques résultats probants

1- la législation : un nouveau code de foncier rural a été adopté en 2016,

2- Appui institutionnel: Renforcement de capacités, réhabilitation, équipement des centres de recherche agronomique, des centres semenciers et de vulgarisation, avec pour résultat une centaine de variétés et espèces végétales inscrite au catalogue des espèces végétales de la CEDEAO résilientes aux changements climatiques et ayant un meilleur rendement.

3- C’est 100 milles tonnes d’engrais et de produits phytosanitaires par campagne agricole depuis 2014, c’est l’aménagement de koundian, le programme riz-pisciculture qui commence à porter fruit avec l’aide de l’agence française de développement AFD et le Japon à travers la JICA.

3- Appui conséquent à certaines filières à travers le Programme Nationale d’appui aux Acteurs des filières agricoles PNAAFA

– les céréales : le riz ( une rizerie moderne avec une grande capacité de production est inaugurée à Boke, qui plus est, fournit le PAM en Guinée). Le fonio ( accompagné par initiative présidentielle est produit à 400 milles tonnes ) [ institut national de la statistique]

-Les fruits : l’ananas et la mangue connaissent une renaissance comme au temps des colons, beaucoup de ses espèces ont une appellation d’origine protégée. #lesbellesdeguinee.

– les cultures de rentes: l’anacardier, le café occupent de plus en plus de paysans ( 67 milles tonnes de noix d’acajou exportés  en 2018)

2010 à 2018 on est passé de 1, 4 millions d’hectares valorisés à près de 2 millions La production du riz est à 2,3 millions contre 1, 4 en 2010, celle du maïs à 818 milles tonnes contre 600 milles en 2011; l’arachide est à 770 milles tonnes contre 300 milles en 2010, le manioc est à 190 milles tonnes contre 100 milles en 2010 ( Annuaire statistiques 2018 institut national de la statistique)

4- L’inclusion financière d’un grand nombre de paysans à travers des applications comme KOBIRI avec laquelle ils peuvent commander des intrants agricoles.

Avant 2010, les mois de juillet août septembre étaient la période de soudure ( le PAM distribuait le riz pour soutenir les familles…) maintenant la famine dans le pays est localisée si bien que l’essentiel du programme du PAM est consacré aux cantines scolaires dans les localités en insécurité alimentaire.

La Guinée commence à exporter les produits agricoles vers les états unis d’Amérique dans le cadre de l’agoa mais aussi avec l’Union Européenne.

B- L’ACCOMPAGNEMENT DES PARTENAIRES AU DÉVELOPPEMENT:

Pour financer ce programme ambitieux, le gouvernement Guinéen a lancé une offensive tout azimut envers les partenaires bi et multilatéraux dont:

– la banque mondiale [ guichet IDA] pour 40 millions de dollars américains sur 4 ans avec le projet de développement agricole intégré de la Guinée.

-Le FAO Le Cadre de programmation pays de la Guinée 2013-2017, document d’orientation des actions de la FAO sur le moyen terme au niveau du pays, identifie trois domaines prioritaires: i Renforcement de la Sécurité alimentaire et nutritionnelle;ii Renforcement de la gouvernance du secteur agricole et rural;iii Renforcement de la résilience du pays et des populations vulnérables face aux crises alimentaires, aux catastrophes et aux changements climatiques pour un total de 11 millions de dollars US

la Banque Islamique de développement BID appuie la Guinée dans le cadre du projet BOKE GAOUAL KOUNDARA et d’autres projets dans #la chaîne de valeur agricole pour plus de 40 millions de dollars US horizon 2023.

De même la banque islamique de Guinée BIG a lancé un produit finanier LA MMOURABAHA dédié aux agriculteurs notamment ceux de la filière ananas qui peuvent se mettre ensemble pour acheter des machines et avoir jusqu’à 18 mois de période de grâce.

Le FIDA finance dieux programmes importants pour le paus, il s’agit du:

Le  Programme national d’appui aux acteurs des filières agricoles – extension Basse Guinée et Faranah (PNAAFA-LGF) Le PNAAFA-LGF, qui  a pour objectif de renforcer les capacités des organisations paysannes et de développer des filières pour les petits exploitants dans des sous-secteurs présentant un bon potentiel économique. Le programme est mis en œuvre dans les régions de Basse Guinée et Faranah, et vise avant tout à intégrer les jeunes et les femmes dans ses activités. Les jeunes constituent environ 30% du groupe cible du programme. Ce programme est conçu comme une extension du précédent programme national PNAAFA (2002-2015), lequel était également axé sur les organisations paysannes et une approche plus participative.Le programme aide les organisations paysannes à améliorer les services qu’elles proposent à leurs membres. Il contribue à améliorer la structure des fédérations, des syndicats et d’autres groupements d’organisations paysannes; il assure le renforcement des capacités des membres et il apporte une assistance financière pour le développement de filières particulières. Son coût total s’élève à 40,06 millions d’USD, incluant un cofinancement de l’Arabie saoudite (à hauteur de 10 millions d’USD).

Agriculture familiale, résilience et marché en Haute et Moyenne Guinée (AgriFARM)

Le projet AgriFARM prétend accroître la contribution de l’agriculture familiale au développement économique national inclusif, tout en assurant la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages ainsi que leur résilience face aux changements climatiques.Le projet cible 65 000 ménages travaillant dans l’agriculture familiale dans 15 préfectures des régions de Haute et Moyenne-Guinée. Ce sont les régions les plus pauvres du pays, avec un taux de pauvreté de 67,5% et de 55,4%, respectivement. Les groupes cibles sensibles sont les femmes et les jeunes. D’un coût total de 97,09 millions d’USD, il est cofinancé par le Fonds de l’OPEP pour le développement international (25 millions d’USD) et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (15 millions d’USD).

-La banque africaine de développement: BAD Le 25 juin 2018, le Comité sur les opérations et l’efficacité du développement (CODE) a pris note de la mise en œuvre satisfaisante de la stratégie 2012-2016/17 et a soutenu les orientations stratégiques proposées par la Direction pour la nouvelle stratégie 2018-2022, ainsi que les piliers proposés qui sont : pilier 1) Amélioration de l’accès à l’énergie et pilier 2) Développement des chaînes de valeurs agricoles et industrielles.

Dans ce registre la banque a octroyé au pays un montant de 11 millions de dollars US pour le projet d’appui à la transformation de l’agriculture guinéenne entrepreneuriat jeunes et femmes PATAG-EJF 2019/2023

-L’agence française de développement et l’ambassade du Japon financent un grand nombre de projets sois directement, sois avec d’autres agences.

Le PAM Programme Alimentaire Mondial a approuvé le projet de stratégie pays 2019/2022  pour la Guinée lors de la session de son Conseil d’administration tenu du 10 au 14 juin 2019 à Rome pour un montant de plus de 40 millions de dollars US pour  ses programmes d’alimentation scolaire, de nutrition, d’appui aux petit(e)s exploitant(e)s, de préparation et d’intervention en cas de situation d’urgence et de gestion des chaînes d’approvisionnement

C-LES GRANDS DEFIS DU SECTEUR AGRICOLE GUINÉEN:

1– La sécurité alimentaire : La programme a-t-il permis de réduire la faim ?

L’enquête AGVSAN ( analyse globale de la vulnérabilité et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle) réalisée en avril–mai 2018 sur l’ensemble du territoire national par le Gouvernement Guinéen à travers l’INS, l’ANASA et la DAN et avec l’appui du PAM, de l’UNICEF, du PNUD, de l’OMS et de la FAO, et un financement du Gouvernement du Japon et du Programme Santé de la Banque Mondiale, a permis de mettre en lumière la situation de sécurité alimentaire et nutritionnelle de la Guinée à l’intersaison 2018, et ceci au niveau national, mais aussi régional et surtout préfectoral. Les analyses ont été réalisées sur ces trois niveaux géographiques, à l’exception de Conakry dont les résultats sont seulement comparables au niveau régional. Ainsi, en matière de sécurité alimentaire, 21,8% des ménages ont été identifiés comme étant en insécurité alimentaire, dont 2,4% en insécurité alimentaire sévère. En termes de population, cela représente 2 459 219 personnes, dont 272 585 sont en insécurité alimentaire sévère. Les personnes touchées vivent dans les zones rurales, principalement en Guinée Forestière, dans la région de Nzérékoré, et en Moyenne Guinée. Cela constitue un progrès si l’on compare ces données à celles de 2009 suite à une enquête sur PAM qui avait révélée que 32% de la population était en insécurité alimentaire dont 8% de façon chronique ( l’enquête est disponible sur le site du PAM, BM..).

Quid de la prévalence de la malnutrition aigüe et chronique ? Peut-on avoir un graphique qui montre l’évolution des indicateurs de sécurité alimentaire et nutritionnelle dans le temps ? Ainsi, si nous observons un changement de tendance, à partir de la mise en place du programme PASAN, nous pourrons potentiellement les attribuer au programme.

Aussi, il serait intéressant de souligner la contradiction récurrente en Guinée : l’amélioration des agrégats macroéconomiques (e.g. taux de croissance) a très peu d’incident sur la pauvreté, en particulier la pauvreté individuelle (e.g. insécurité alimentaire, malnutrition aigüe et chronique etc.). Ceci peut être mis en évidence par un simple graphique montrant l’évolution du taux de croissance ou de la part du secteur agricole dans le PIB vs prévalence de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.

Pr exemple, en croisant ces deux graphiques, on peut voir clairement :

  1. Une forte croissance du PIB à partir de 2015, plus de 10% en 2016. Même si elle baisse après à environ 8% en 2017, elle se maintient à un niveau élevé par rapport à la période 2010-2015. Donc globalement, une croissance soutenue sur la période 2015-2018.
  2. Pourtant, la malnutrition aigue encore appelée émaciation (en rouge sur le second graphique) et la prévalence de la malnutrition chronique appelée encore retard de croissance n’ont baissé seulement que de un point de pourcentage, soit respectivement, de 10% à 9% et de 31% à 30%. Ainsi, nous questionnons l’efficacité du PASANDAD (2016-2020), du moins dans la dimension de réduction de la malnutrition.
  3. Par ailleurs, on peut noter que la croissance économique est mesurée annuellement alors que les indicateurs de malnutrition ne sont disponibles que tous les 8 ans, rendant ainsi difficilement l’appréciation de l’incident de ce type de programme. D’où la nécessité de se doter d’un outil de suivi des indicateurs de malnutrition de façon annuelle, type enquête SMART.  Avec ce type de proposition, on crée des marches aussi pour MOCAM qui pourrait tout à fait conduire des enquêtes anthropométriques pour apprécier l’évolution de la prévalence de la malnutrition en Guinée. Une thématique qui intéresse le gouvernement, l’Unicef, le PAM etc… Tout ceci pour dire qu’on eut être scientifique et stratégique pour conquérir des marchés et vivre de nos connaissances !

Source: DHS 2018

2- Champions agricoles : le défis d’un secteur privé guinéen leader dans l’exportation de produits agricoles

– Le secteur privé guinéen peine à s’investir pleinement dans l’agriculture.

-Le Gouvernement Guinéen consacre moins de 5% de son budget à l’agriculture, ce qui est très loin des objectifs de Maputo 2003 réaffirmés à Malabo en 2014 ( 10% du budget  à l’agriculture);

– la balance des exportations agricoles ( 4%des exportations commerciales en 2018) est déficitaire de 700 millions de dollars US ( source BCRG 2018)

Je m’arrête là et je  formule le souhait de voir la Guinée dans la plénitude de son potentiel agricole car selon une étude de la CEDEAO/Banque Mondiale: sur la seule variable RIZ la Guinée pourrait exporter jusqu’à 1,4 milliards de dollars US si elle exploite pleinement ses potentialités agricoles.

Lire l’intégralité avec des tableaux dans le lien ci-dessous

NOTE AGRICULTURE GUINÉE_MOCAM

 

Par Mohamed CAMARA Consultant Économiste Fondateur du  Cabinet Conseil MOCAM CONSULTING

 

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