mardi, août 4, 2020
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Exclusif/ L’artiste Tout Petit Bazatum se confie à Guineepanorama.com dans la grande interview

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Il est l’un des portes flambeaux de la musique tradi-moderne de Guinée, notamment du « Tiabala » de la guinée forestière. Il a plus de 10 ans de carrière dans la musique et il continu de se battre malgré les difficultés pour pérenniser ce genre musical. Dans cette grande interview réalisée avec Ibrahima Kourouma alias « Tout Petit le bazatum », l’artiste nous dit tout, sans langue de bois. Il revient sur les raisons du retard de la musique forestière sur les autres genres musicaux, surtout sur le récent conflit entre lui et « Zingo production » (structure qui avait réalisé ses concerts en 2016). il parle également de ses relations avec les autres artistes et de ses projets personnels. 

 

Bonne lecture à vous…

Guineepanorama.com : bonsoir Tout Petit

Tout Petit : bonsoir monsieur Antoine Kourouma

Guineepanorama.com (GuiPa) : présentez vous à nos lecteurs

Tout petit : Je suis Kourouma Ibrahim, à l’état civil et mon nom d’artiste c’est « Tout Petit le Bazatum », artiste chanteur

Guineepanoarama.com (GuiPa) : Vous êtes originaire de la région forestière, dites nous quel genre de musique, vous faites

Tout Petit : Je fais de la musique tradi-moderne, précisément la musique forestière qui est le tiabala. Je me suis spécialisé dans ça. Je faisais aussi de la musique coupé décalé mélangée à la musique guinéenne, un peu de tout quoi, voila

GuiPa : C’est quoi la particularité de Tout Petit. Vous êtes nombreux en forêt, qu’est ce qui vous différencie des autres ?

« Les clips, c’est ma force »

Tout Petit : (il soupire avant de répondre à la question) ça c’est un peut difficile de répondre, vous savez la musique c’est comme l’école, tout le monde peut être étudiant mais chacun a sa spécialité, chacun a sa branche. Les clips, c’est ma force, tout le monde le sais. En foret il y’a beaucoup de talents, mais chaque artiste a son style, la plupart font du coupé décalé mélangé au tiabala (folklore de la foret) , mais moi je fais la différence avec mes clips. Quand je sors un album, je ne m’amuse pas avec les images. Lorsque vous allez en foret, posez la question aux gens, par rapport aux clips, les gens vous diront qu’en matière de clips, on respecte beaucoup Tout Petit, parce que chacun a sa manière de composer les morceaux. Je ne dirai pas que je suis meilleur que les autres, je ne dirai pas aussi que les autres sont meilleurs que moi, mais j’arrive souvent à mettre la différence.

Les raisons du retard de la musique forestière

GuiPa : L’un des problèmes aujourd’hui, que relèvent beaucoup de personnes, c’est le retard accusé par la musique forestière sur les autres en Guinée, à la télé, à la radio, on joue assez de musiques mais rarement celles de chez vous, pourquoi cela ?

Tout Petit : Je pense que ce qui fait ça, c’est la langue d’abord, parce que la langue forestière est peu parlée en Guinée, donc tu fais de la musique ce sont les forestiers qui se sentent le plus concernés, je pense qu’il y’a aussi l’ethnocentrisme sur certaines radios. Sinon les artistes forestiers sont connus, ils sont sur facebook, sur Youtube, les animateurs peuvent aller télécharger leurs sons et leurs clips mais ils ne le font pas. Deuxièmement, il y’a un problème de promotion, un artiste même si tu es prêt à faire du bon boulot, s’il n’ya pas de promo autour de votre travail, c’est inutile et ça ne va nulle part. Sur ce plan, j’accuse beaucoup les managers surtout forestiers et les promoteurs. Aujourd’hui, lorsqu’un artiste forestier doit sortir un album, ce sont eux qui disent que c’est à Lambany, Yattaya, Kagbelen, sonfonia ou à la Cimenterie qu’il y’a beaucoup plus de forestiers, donc c’est la bas qu’il faut se baser pour la promo et mettre beaucoup d’affiches. Ou lorsqu’il s’agit des médias, ils vous disent allez y à Familia, à Renaissance c’est la radio écoutée par les forestiers et pourtant, la musique n’a pas de frontière. Il y’a des radios qui ont envi de jouer nos musiques mais le manque de promo fait qu’elles n’arrivent pas.

Guineepanorama.com : ce manque de promo est dû à quoi exactement, à la langue, aux managers, ou aux artistes eux même ? Êtes vous obligés de chanter dans vos langues, pourquoi ne pas vous exportez en chantant dans d’autres langues ?

« Le problème véritable c’est que les artistes forestiers sont beaucoup concentrés sur le public forestier »

Tout Petit : A ce niveau, vous faites bien de le rappeler, parce que moi en 2018, j’ai décidé de changer. J’ai beaucoup réfléchi et je me suis dit que ce n’est pas parce qu’on est ségrégué dans ce pays mais il faut chanter dans une langue que la moitié de la population peut comprendre.  Peut être que les médias et autres font des choix mais les mélomanes ne choisissent pas en disant tel est malinké, tel est guerzé, tel est sousou ; il y’a des artistes forestiers qui ont chanté dans d’autres langues et ça cartonné tout le monde a dansé. Le problème véritable c’est que les artistes forestiers sont beaucoup concentrés sur le public forestier, ils n’ont pas de vision. Ils ne pensent pas à faire de la musique pour tout le monde. Ils veulent juste faire de la musique parce qu’on veut chanter pour les forestiers. C’est vrai qu’il faut valoriser sa langue, mais aujourd’hui la musique est purement commerciale, il faut donc faire de la musique qui plait à tout le monde. Nous devons montrer à tout le monde que nous sommes guinéens pas que des forestiers en chantant en malinké, en Sousou et autres. C’est ce que moi j’ai décidé en 2018, parmi mes nouveaux tubes qui viennent, certains sont chantés en Soussou, d’autres en malinké

GuiPa : parlant justement d’Album, l’un des reproches que l’on vous fait c’est qu’après vos dédicaces, vous disparaissez complètement, il n’y a aucune communication autour de vous, pourquoi ce silences après vos dédicaces ?

C’est en forêt tu vois un artiste avant sa dédicace, tout va bien et après il devient plus malheureux qu’avant.

 Tout Petit : Antoine, c’est ce que j’étais entrain de dire, c’est le grand défaut des managers, des promoteurs et des producteurs parce que quand on dit un artiste, c’est quelqu’un qu’on doit promouvoir, vendre son image, le suivre de près, il faut le soutenir mais le plus souvent nos managers et promoteurs, dès que l’artiste fini sa dédicace au palais, quand ils n’ont pas eu l’argent qu’ils voulaient, ils laissent tomber l’artiste. C’est en forêt tu vois un artiste avant sa dédicace, tout va bien chez lui mais après la dédicace rien ne va plus, il devient plus malheureux qu’avant. Après la dédicace, ils laissent tomber l’artiste, l’album n’est pas suivi. Au lieu d’organiser des concerts ou des tournées pour l’artiste, ce n’est pas le cas, ils s’asseyent dans les cabarets pour dire, j’ai investi tel montant sur tel artiste, je ‘ai rien eu, donc je suis déçu. Il y’a même certains qui mettent les artistes en prison, j’en ai vu plusieurs qui ont été emprisonnés par leur producteur ou leur manager après la dédicace. Au lieu de continuer avec l’artiste dans d’autres villes, ils s’arrêtent à Conakry. Au lieu de pousser aussi l’artiste dans les médias ils ne le font pas.

GuiPa : donc vous préconisez qu’il y’ait des projets à long terme, en lieu et place des projets qu’on voit souvent ?

Tout Petit : voila. Il n’y a pas de contrat entre les artistes et les producteurs. C’est comme un grand frère qui vient te voir ou que tu vas voir pour lui demander de t’aider, il te dit qu’il n’y a pas de problème. Dès qu’il investi un franc, il note, deux francs il note, après il dit j’ai investi tel montant il faut qu’il me rembourse, c’est comme un crédit, il n’y a pas de contrat. S’il y’a une structure qui accepte de signer des contrats avec les artistes sur 3 ans voir 4 ou 5 ans, c’est bon parce que le producteur est obligé de te suivre , il est obligé de promouvoir ton produit, il est obligé de te vendre, il est obligé de t’entretenir, il est obligé de fournir des efforts mais, en forêt  ce n’est pas  le cas.

GuiPa : Vous parlez beaucoup de la forêt, pourquoi vous ne tentez pas d’avoir des aides extérieurs ? Pourquoi vous ne chercher à aller vers d’autres producteurs et d’autres managers professionnels ?

Tout Petit : Bon,  je suis sur le chemin. Je cherche à faire des featuring avec d’autres artistes qui ne sont pas forcément forestiers. J’en ai fait avec Azaya dans le titre mariage forcé. Je viens de faire un featuring avec Flingo, nous préparons le clip, je prépare d’autres feat avec d’autres artistes qui ne sont pas de la forêt. En plus de cela, je travaille actuellement avec Bénédy (un promoteur culturel assez connu), nous n’avons pas signé de contrat officiel, mais, nous avons des contrats de spectacles. Le 07 décembre par exemple, nous avons un concert à N’Zérékoré, Macenta, Gueckedou, Faranah,, Kissidougou. L’année dernière, c’était la même chose, lorsqu’il a des concerts, il me fait appel. Petit à petit, je commence à changer le milieu.

GuiPa : Justement parlant de Bénédy Record, dites nous comment s’est passée votre rencontre, comptez vous adhérer à son groupe appelé Beny Kha crew ?

Tout petit : Benedy et moi, c’est depuis l’année dernière, en 2016. Il avait une tournée qui s’appelait « une Guinée sans violence », il avait besoin de moi, il est passé par un jeune promoteur qui nous a mis en contact. Il m’a demandé de faire partie de ce groupe d’artiste pour sa tournée en foret et dans d’autres régions et j’étais le seul artiste forestier. J’ai signé un contrat pour 10 villes avec lui, nous avons fait pratiquement le tour de la Guinée. Il a vu en moi du sérieux, du talent et de la simplicité. J’ai fait un mois avec eux sans la moindre discussion avec qui que ce soit, sinon vous savez, il est compliqué que des artistes se retrouvent en grand nombre, sans qu’il n’y ait de problèmes. Depuis cela, Bénédy m’a dit qu’il était content de moi et que je fais désormais partie de sa famille musicale.

GuiPa : Sentez-vous une différence avec le passé ?

Tout Petit : Oui, il y’a une grande différence, Bénédy est un grand promoteur, il est professionnel et tout ce qui se passe entre lui et moi, c’est sur la base de contrat. Lorsqu’on signe, il a une copie, j’en ai une. Avec lui, je sens qu’à la longue, les choses peuvent changer.

L’affaire ZINGO PRODUCTION

GuiPa : Il y’a aussi des choses qui se disent sur les artistes originaires de la forêt. On vous accuse de ne pas être reconnaissant vis-à-vis de vos bienfaiteurs, on dit que vous faites la grosse tête, surtout après vos spectacles. On se rappelle de cette polémique, au lendemain de cette série de concerts que vous avez réalisé à Lola, à Nzérékoré et à Conakry. On vous a accusé d’avoir violé le contenu du contrat avec Zingo production. Dites nous ce qui s’est réellement passé.

Tout Petit : Merci beaucoup pour la question. A mon niveau, je pense qu’il n’ya pas de problème. Voici ce qui s’est passé.

Monsieur Blaise Chérif qui est le patron de Zingo Production est un père pour moi parce que depuis longtemps on se connait et chaque année je parlais de lui dans mes chansons. Je disais que c’est un fonctionnaire international originaire de chez nous, donc une fierté. Je ne l’ai jamais fait pour de l’argent. En 2016, j’étais à Abidjan pour une formation mais aussi pour la réalisation de mon album que je finançais par mes propres moyens. J’étais en tournée à Dakar et à Monrovia, il m’a appelé pour me dire de venir le voir à Abidjan.  A mon arrivée, il m’a demandé de lui faire écouter les sons. Je l’ai fait, il a écouté et il m’a dit que c’est bien, il veut travailler avec moi. C’est ainsi que le jeune promoteur Alice Doré a proposé de réaliser l’un des clips avec des comédiens comme Michel Gohou  pour le déposer à TRACE TV et sur d’autres chaines de musique, après on verra s’il faut faire sortir l’album de Tout Petit.

ZINGO PRODUCTION n’a pas d’agrément

Puisque Gohou est un ami à lui, il l’a appelé, tout de suite, il est venu et il a dit qu’il n’y avait aucun problème.  J’étais avec Chérif Papus (animateur radio) qui était mon manager. Lorsqu’on a fait le son et le clip, il était prévu qu’une fois à Conakry, que nous fassions un plan de communication et un devis pour la promo. Nous avons fait ce devis pour envoyer au vieux à Abidjan. Il a envoyé l’argent, Papus a récupéré, il a mangé sans faire le travail. Le vieux s’est énervé. Quelques temps après, au début de l’année 2016, il m’a appelé je suis allé le trouvé à Abidjan et il m’a dit de trouver un autre manager. C’est comme cela j’ai appelé Lucien, nous avons commencé à travaillé, mais au bout d’un temps, Papus est venu demander pardon à son oncle  pour continuer à travailler avec nous, ce dernier a accepté, nous avons continué. C’est à son arrivée qu’ils ont eu l’idée de créer Zingo Production mais il n’y avait pas d’argent pour se trouver un agrément, c’est ainsi qu’on s’est associé à la structure Forêt vision (déjà agréé) pour la sortie de l’album.

Maintenant le contrat dont il parle, je n’en disconviens pas mais Zingo production n’est pas reconnu par l’agence guinéenne de spectacle (AGS) ce n’est pas une maison de production légale. Ils m’ont dit de signer un contrat de 5 ans, j’ai dit qu’il n’ya pas de souci. Nous avons signé le contrat mais de la manière j’ai vu l’évolution des choses, ça ne me rassurait pas. Imaginez un artiste qui doit faire 5 clips, on lui donne 1 500 000 GNF pour acheter ses habits, ses chaussures, ses danseurs et autres, j’ai vu que ces gens ne pouvaient pas me supporter. Il y’a eu beaucoup de choses. Par exemple, avant le concert, je suis allé à Abidjan par avion et au retour, on est passé par Danané-N’Zo. Moi j’étais à moto et le vieux était dans sa voiture avec les Gohou, Dao et les autres. Je sais toute la souffrance que j’ai vécue sur la route, mais tout cela ne m’a rien dit parce que je me suis dit que c’était mon événement.

C’est Marcel Haba qui nous a sauvé dans la communication

Alors on est venu à Lola. La bas, on a eu des difficultés même pour financer le spectacle à la maison des jeunes, on s’est débrouillé on a fait comme ça. A N’Zérékoré, c’est grâce à Marcel Haba qu’on a pu communiquer dans les radios, le vieux a dit qu’il n’a pas d’argent, vous voyez, dès qu’on a fini 5 clips, il dit qu’il n’a pas d’argent. Le budget établit c’était plus de 100 millions mais il n’a même pas dépensé 40 millions, il dit qu’il n’a plus d’argent. Je suis allé voir Marcel pour lui exposer la situation, il nous a donné 20 millions, c’est avec ça j’ai fait les panneaux et des publicités dans quelques médias. Après Lola et N’Zérékoré, nous sommes arrivé à Conakry ou il y’avait un retard sérieux dans la communication sur les médias, donc le doute a commencé à s’installer et même son fils a dit que ce n’est pas la promo qu’il voulait pour ce concert.

Malgré tout, on a fait le concert et qu’est ce que le vieux m’a dit, il a dit « chaque fois qu’on fait un concert, j’ai 40 pourcent, Zingo a 60 pourcent. Pourtant à N’Nzérékoré et à Lola, ils ont gardé les recettes. A Conakry, après le concert, le vieux ne m’a rien dit, il a plutôt dit qu’il a beaucoup investi et qu’il n’avait pas reçu tout son argent. Même mes danseurs, j’ai été obligé de les payer.

Après tous ces concerts, meme 5 francs, je n’ai pas reçu

Le lendemain, quand il partait, je suis allé l’accompagné à l’aéroport avec Gohou, Dao et toute son équipe. Ils se sont embarqués, il ne m’a rien dit, il ne m’a rien donné. Je suis venu à la maison, sans avoir eu un seul franc avec lui. Les danseurs sont venus me voir pour leur argent, 1 500 000 GNF que j’ai payés. J’avais toujours espoir que le vieux me ferait signe une fois à Abidjan, mais rien. J’étais la plus d’un mois, ça n’allait pas chez moi. Imagines, un artiste qui finit son concert, il se retrouve sans aucun sou. Mon habillement au palais pour le concert c’est moi qui ai tout assuré, même les bateaux pour mon clip avec Azaya, j’ai tout fait. C’est finalement au cours du 2e mois après le concert que Bénédy m’a appelé. C’est ainsi que quand Papus a vu mes photos sur les posters de Benedi, il a commencé à raconter du n’importe quoi sur moi, son vieux aussi m’a écrit mais je n’ai pas répondu. Vous ne pouvez pas parler d’un contrat entre vous et un artiste sans que vous ne le preniez en charge. Les engagements pris n’ont pas été respectés.

GuiPa : Vous pensez qu’il y’a eu un manque de reconnaissance ?

Tout petit : un manque de reconnaissance total. Jusque la, je n’ai pas reçu mes 40% comme convenu. Est-ce que c’est ça qu’on appelle contrat ?

GuiPa : Il y’a aussi l’autre reproche qui vous est fait, ça se dit que si les mécènes n’aident pas les artistes, c’est parce que souvent vous faites la grosse tête, vous répondez quoi ?

Tout petit : Qu’est ce que vous appelez grosse tête ?

GuiPa : Souvent quand vous avez un peu d’argents, c’est la belle vie, vous payez de grosses voitures et autres

C’est la souffrance qui fait, sinon un artiste doit vivre mieux que ça.

Tout petit : Non, non. Tu sais, Antoine, je vais te dire une chose. Un artiste n’est pas n’importe qui. Lorsqu’il sort, il y’a des centaines, voire des milliers de personnes qui se déplacent pour aller le voir, il doit être présentable, il doit bien paraître. Si tu dois faire un concert et emprunter le taxi le matin avec des passagers qui te bousculent, des passagers qui te vois à la télé et qui ont envie de te toucher mais si dans le taxi, vous leurs dites poussez je vais m’asseoir, quel respect, ils vont vous accorder ? C’est la souffrance qui fait, sinon un artiste doit vivre mieux que ça. Il doit être dans une belle voiture, dans une belle maison. Quand il passe, il faut qu’on dise que c’est tel artiste qui passe. Les gens doivent s’inspirer d’un artiste à travers son mode vestimentaire, sa façon de faire. Un artiste mérite tout ça. Donc quand on parle de grosse tête, grosse tête, je ne comprends pas. Dites moi combien d’artistes possèdent une voiture ? Je ne vois pas, il ne dépasse même pas 3 artistes en foret. En tout cas, moi, depuis 2008 ou 2009, j’ai toujours eu ma propre voiture, je n’aime pas me négliger, parce qu’un homme pour qu’on te respecte, il faut savoir te respecter.

Guipa : Il y’a aussi les relations entre vous et les artistes de la forêt. Nous apprenons par exemple qu’avec Aubin Théa, parfois ça ne va pas trop, on pense souvent que vous êtes le Debordeau et l’Arafat de la musique forestière, dites nous, c’es quoi le problème ?

« je reconnais qu’Aubin est mon grand frère, c’est un doyen »

Tout Petit : Vous savez Aubin c’est un frère à moi, c’est un cousin. Vous savez dans la musique comme dans tous les domaines, il y’a la jalousie. Il y’a les fans d’Aubin, il y’a aussi mes fans, donc quand ils se retrouvent autour d’une table ou les café chacun veut montrer que son artiste est le meilleur. Sinon je reconnais qu’Aubin est mon grand frère, c’est un doyen, il a commencé la musique avant moi. Nous faisons le même travail, nous avons les mêmes missions, promouvoir la musique forestière. C’est parce que les moyens nous manquent, aujourd’hui, sinon notre rêve est que la musique forestière soit au dessus de tout, même en Afrique.  Aujourd’hui, les moyens nous manquent. Ceux qui veulent investir dedans, ils investissent peu et ils parlent beaucoup.

GuiPa : Quels sont vos projets pour 2018 ?

Tout petit : Il y’a beaucoup de choses en vue pour 2018.  Le premier, c’est de faire un featuring avec un artiste africain de renom.  Pour l’instant, je n’ai pas un projet d’album parce que ça ne marche pas. C’est mieux de faire des singles, des featuring. Et je veux en faire beaucoup et passer sur des chaines internationales. Il faut qu’on montre au monde entier que nous avons un potentiel comme le tiabala.

GuiPa : Merci Tout Petit

Tout Petit : Merci Antoine Kourouma pour l’opportunité que vous offrez aux artistes de s’exprimer. Je vous remercie et je remercie tous fans que j’invite à lire le site guineepanorama.com.

 

Grande interview réalisée par Antoine Kourouma

Pour guineepanorama.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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